Mes relations affichent depuis que la crise financière a débuté un air de circonstance affligé . Est-ce à dire que notre activité, l’investissement et le soutien de jeunes entreprises (on dit : en amorçage) est en danger ? Sans assurance j’anticipe les mouvements antagonistes suivants :
1. Une augmentation du nombre de business angels, et un déplacement de leur patrimoine vers les entreprises en création et en développement.
- Car la loi TEPA, qui permet aux assujettis à l’ISF d’en déduire jusqu’à 75%, permet de renforcer la rentabilité des investissements
- Car si nous sommes en situation de risque avec ces entreprises, au moins nous comprenons leur activité, et savons que leurs actions sont toutes entières tournées vers leur développement entrepreneurial
- Car ces investissements se font dans une économe très réelle : la création de valeur, les créations d’emplois, l’économie directe, apportent au business angel une satisfaction très morale (je vous renvoie à Saint Thomas d’Aquin ou au Coran)
- Car ces investissements sont très rentables (les principaux réseaux affichent des moyennes de plus values qui sont de multiplicateurs, alors que le TRI de l’amorçage en Europe reste partout proche de 0%, et que la bourse… pardon)
2. Une baisse de liquidité des business angels
- Car une partie au moins des business angels gèrent une partie de leur patrimoine en bourse. Ceux qui n’avaient pas réalisé de liquidité ces derniers mois risquent d’attendre une remontée de la bourse avant de vendre des actions…
- Car l’économie commence à être touchée par la crise financière. Les répercussions sur nos jeunes entreprises seront directes. Certains business angels vont devenir frileux si les entrepreneurs n’intègrent pas des croissances plus modérées à leurs prévisions et une valorisation associée.
Grand optimiste, je penche nettement en faveur du premier mouvement. J’espère avoir raison, car c’est en temps de crise que les mutations sont les plus profondes et rapides. Espérons donc que nous saurons prendre les opportunités (développement durable, nouveaux modèles économiques, remise en question des fonctionnements de la finance mondiale…) qui s’offrent à nous.
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